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Le Volcan Kawah Ijen, vu par Ganesh.

Lors de ma première rencontre avec les couchsurfers, j’avais fait part de ma passion pour les volcans. On a parlé des plus connus : Batur, Bromo, Rinjani.

Un a particulièrement retenu mon attention. Pourquoi ? Son cratère change de couleur au lever du soleil, son feu bleu devient vert.
Quelques mois plus tard et 2 jours de vacances pour la fin du Ramadhan, j’enfourche mon scooteur en compagnie de 3 amis pour passer de Bali à Java et découvrir le fameux volcan Kawah Ijen.

Infos pratiques pour le volcan Kawah Ijen

Budget : 300K IPR

Logement : CAMPING

Durée : 3 JOURS

A prendre dans votre sac:

  • Lampe frontale
  • Quelques outils de mécano
  • Une trousse de secours
  • Des vetements chauds et ne craignant pas l’humidité
  • Une tente

A ne pas prendre dans son sac:

  • Des tongues (un treck en flip-flop pas terrible)
  • Des objets lourds.
  • Vêtement en coton contre l’humidité
Chaussure de marche / Pantalon / 4 à 5 couches / Foulard / Pull

Comment aller de Java à Bali ?

Jour férié, pas de camion sur la route, nous prenons la route de l’Ouest (prise pour aller au Parc National) et en 3 heures (temps record) nous arrivons au port de Gilimanuk. A l’entrée du quai, la police vérifie vos papiers de scooteur et votre permis (comment obtenir son permis de conduire à Bali ? ). Pensez-y sinon vous resterez bloqué dans sur l’île.

Du quai, nous apercevons Java, cependant il faut compter 2 heures pour la traversée, 1H à attendre, 20 minutes de bateau et 40 minutes pour que l’équipage se décider à amarrer.

Rouler en scooteur à Java

Tous les javanais nous ont prévenu avant de partir. Rouler à Java est 10 fois plus dangereux que Bali. Après 4 mois à parcourir les routes de l’île des dieux, je suis prêt pour le niveau suivant.
Sur nos 3 jours sur place, la conduite m’a semblé plus facile, plus organisée avec des routes en bon état. Le réel danger provient des voitures plus nombreuses et rapides.

Pour se rendre à Ijen, il suffit de suivre les panneaux depuis le port. Les 17 derniers kilomètres ressemblent à un mont Ventoux en pleine jungle. La température chute d’un coup, l’humidité atteint les 100% et mon deux-roues roule péniblement à 20km avec la poignée tournée au maximum.

Certains guides (le Routard pour ne pas les citer) estiment que la montée est impossible. On l’a fait ! La route est neuve et parfaitement plate. Je vous conseille cependant de prendre une voiture, si vous ne connaissez pas bien votre scooteur ou ne vous sentez pas à l’aise.

Dormir à Ijen

Pendant toutes ses péripéties, nous avions aucune idée de notre lieu d’arrivé. Chanceux, le nouveau site touristique d’Ijen est modestement équipé. Un petit Warung et des logements sont à dispositions. Les petites maisons proposent un salon et deux chambres pour la modique somme de 75 K IDR. Problème tout est complet. Pensez à réserver à l’avance.
Notre instinct de backpacker nous force à faire du porte à porte. Nous trouvons refuge dans une maison pour poser notre tente. Le départ prévu au milieu de la nuit, nous profitons de notre abri de fortune pour nous reposer et se réchauffer.

Accéder au cratère vert du Volcan Kawah Ijen

Après avoir enfilé nos multiples couches de vêtements, bu une dernière taffe de thé, nous partons à 1heure du matin. Le trajet est facile, le chemin est bien indiqué. Rien de bien palpitant sur la première partie de 30 minutes, un chemin bien tracé en pente.

Sauf que nous nous sommes un peu perdus… pour arriver de l’autre côté du cratère et avoir l’impression de marcher sur Mars. Un endroit où la récente éruption a rasé toute la flore et créer quelques chemins. Après 1heure ailleurs, nous arrivons au « départ » de la descente du cratère.

Les touristes s’amassent et les guides font leur business. La descente est trop dangereuse et interdite sauf si vous êtes munis d’un guide.
Faîtes vous discret, enfilez votre foulard et suivant les différents groupes pour éviter de payer un accompagnateur futile.

La magie commence…
Chaque partie de ce volcan est incroyable, lors de notre détour nous avions l’impression d’être sur la planète Mars, dans le cratère l’ambiance est lunaire et mystique.

Le sol est rocheux éclairé par les reflets bleutés du feu. Dans le creux du sommet, les flammes recouvrent le sol créant une ambiance féérique.. Les retours de fumée montrent la puissance de la Terre, d’un lieu en quasi éruption. Les odeurs de souffres montent un peu à la gorges, notre masque humide nous protégeant.

A la levée du jour (5h), la couleur des flammes reflète sur les roches blanches, le feu devient vert. Dur à expliquer, difficile à photographier, ces photos représentent parfaitement la réalité.

Derrière les nuages de vapeurs apparaît un grand lac vert aka le plus grand lac d’acide du monde. La baignade est déconseillée.

Après une heure, habitué au chaos vous prendrez vos aises et réaliserez des statues de souffre comme des petites tortues.

Nos œuvres d’art terminées, il est temps de revenir à notre camp. Le retour est un peu plus fatiguant, 6 heures que nous profitons de ce lieu où la nature a toute son emprise.

Nous avons besoin de repos avant pour le trajet du lendemain. Nous partirons de cette jungle humide pour profiter de la savane aride.

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